Rédaction inclusive

Date d’adoption
Dernière mise à jour: 
Janvier 07, 2026


L’écriture inclusive consiste à reconnaître que l’emploi d’un mot peut avoir des conséquences involontaires et diminuer la valeur perçue des personnes, des groupes ou de leur expérience. L’emploi de certains mots ou de certaines expressions peut réellement avoir des conséquences sur les pensées, les comportements, la culture et les priorités organisationnelles.

Par exemple, lorsqu’il faut recueillir des renseignements du public, il faut prendre soin d’inclure tous les genres et toutes les autres identités. Il ne faut pas négliger la collecte de renseignements auprès de ces groupes. Il ne faut pas non plus éviter les discussions de fond. Pour obtenir des conseils au sujet de l’écriture inclusive en français, le personnel du gouvernement peut écrire à french.translation@yukon.ca.

Affirmation de genre

Le choix des mots est important et la fonction publique est soucieuse d’être respectueuse et précise dans la terminologie qu’elle emploie.

Voici quelques ressources pour vous aider à faire des choix lorsque vous rédigez :

Rédaction épicène (ou neutre)

Pour qu’un texte soit considéré comme inclusif, il doit, entre autres, être rédigé de la manière la plus épicène ou neutre possible.

Plusieurs techniques de rédaction s’offrent à vous, comme l’utilisation des doublets et, dans certains contextes, d’un pronom neutre ou d’un néopronom, selon la préférence de la personne désignée.

Lorsque le contexte s’y prête, n’hésitez pas à choisir des termes comme personnel infirmier, corps enseignant, personne-conseil, direction, présidence, etc.
Réservez l’utilisation des doublets abrégés à des contextes particuliers (manque d’espace, public cible, etc.). Quand vous choisissez de les utiliser, privilégiez le point médian (·) comme signe typographique.

Pour en savoir plus, consultez Écriture inclusive – Lignes directrices et ressources.

Voici quelques conseils pour éviter de décrire une personne différemment en fonction de son genre ou de son origine ethnique.

  • Si vous ne savez pas à qui vous vous adressez ou ne connaissez pas les pronoms ou le genre de la personne dont vous parlez, tâchez d’éviter les pronoms et privilégiez les termes épicènes, par exemple : gestionnaire, membre du Conseil, direction, membre du comité, personne propriétaire, parent, lectorat, corps enseignant, personne déléguée, auditoire, etc.
  • Si vous choisissez d’employer un titre (honorifique) pour parler d’une femme, utilisez toujours madame, à moins qu’elle n’ait indiqué préférer un autre titre.
  • Pour vous assurer que vos descriptions ne sont pas sexistes, relisez-les en changeant les genres des personnes concernées.
  • Évitez les expressions sexistes et les termes qui ne se rapportent traditionnellement qu’à un genre précis, par exemple hystérique pour décrire une femme, ou l’expression mère au foyer, à remplacer par parent au foyer.
  • Évitez les stéréotypes. Par exemple, ne tenez pas pour acquis que seule la mère s’occupe des enfants. Tous ces conseils s’appliquent aussi lorsqu’on choisit une image.

Noms

Non : nom de baptême; nom de jeune fille
Oui : prénom; prénom donné (à la naissance); prénom choisi; prénom usuel

Pour en savoir plus sur la création de formulaires

Objectivité

Faites preuve d’objectivité dans vos textes. À moins que cela ne soit absolument nécessaire, évitez de mettre en évidence le genre ou l’appartenance ethnique.

Limitez-vous à l’essentiel

Non : La femme autochtone et ministre de la Justice, Alex Dion, a déposé un projet de loi.
Oui : La ministre de la Justice Alex Dion a déposé un projet de loi.

Pronoms personnels et accords

Les pronoms personnels sont des mots utilisés pour désigner des personnes sans utiliser leur nom, comme « elle » ou « il ». Le pronom ainsi que l’accord font partie intégrante de l’identité d’une personne, ils représentent qui elle est et comment elle souhaite être perçue.

En français, les règles d’accord des pronoms, en genre et en nombre, peuvent poser certaines difficultés.

L’utilisation du pronom et de l’accord demandés par une personne, tout comme l’utilisation de son nom, est une façon de lui témoigner du respect et de créer un environnement inclusif. En indiquant vos propres préférences, vous démontrez une ouverture à connaître les préférences des autres.

Les gens n’utilisent pas toujours le pronom ou l’accord auxquels vous pouvez vous attendre. Il est important de ne pas supposer le genre d’une personne en fonction de son nom ou de son apparence. Lorsqu’une personne indique ses pronom et accord, respectez-les et utilisez-les lorsque vous faites référence à elle.

Indication du pronom et de l’accord (bloc de signature courriel)

L’ajout de votre pronom et de l’accord que vous utilisez à votre bloc de signature courriel est un moyen simple et clair de faire connaître cette information aux personnes avec lesquelles vous communiquez, à l’interne comme à l’externe.

En choisissant d’ajouter vos pronom et accord à votre signature, vous :

  • indiquez que vous savez qu’il s’agit d’une information importante;
  • contribuez à la création d’une culture organisationnelle où il est normal de se renseigner sur les pronoms et les accords des gens pour éviter les bévues et faire preuve d’un plus grand respect à leur égard.

Les modèles de bloc de signature courriel se trouvent sur Yukonnect.

Comment puis-je demander à une personne quels pronom et accord elle utilise?

Si vous vous adressez à une seule personne

Demandez-lui, tout simplement. Voici quelques exemples :

  • « Je m’appelle Alex. Mon pronom est “il” et j’utilise les accords masculins. Et vous? » (C’est probablement la façon la plus respectueuse.)
  • « Quel est votre pronom? Quel accord utilisez-vous? »
  • « Quel pronom et quel accord préférez-vous? »

Si vous vous adressez à un groupe

Vous pouvez inviter les gens à se présenter en indiquant leur nom, leur pronom et leur accord. N’hésitez pas à vous présenter en premier. Si vous êtes avec un groupe qui n’est peut-être pas familier avec la pratique, les autres pourront suivre votre exemple.

Nul doute qu’il s’agit de bonnes façons de procéder, mais n’oubliez pas que certaines personnes peuvent :

  • utiliser des pronom et accord différents selon le contexte;
  • changer de pronom au fil du temps;
  • préférer ne pas indiquer leur pronom et leur accord.

Et si vous vous trompez de pronom ou d’accord?

Excusez-vous brièvement, corrigez-vous et continuez à parler. Le plus important est de vous assurer d’utiliser le bon pronom et le bon accord la prochaine fois.

Équivalent français au « they » utilisé comme pronom neutre

En français, il n’existe pas de solution équivalente au « they » utilisé comme pronom neutre en anglais. Chaque situation est unique et vous devez utiliser votre bon jugement pour toujours conserver un ton inclusif. Les lignes directrices sur l’écriture inclusive du gouvernement fédéral sont une source fiable qui suggère plusieurs pistes de réflexion et de solution.

Des néopronoms – soit des pronoms à la troisième personne autre qu’« il », « elle », « ils » ou « elles » – sont parfois utilisés. À l’instar de l’anglais, le français compte plusieurs néopronoms, notamment : « iel », « ille », « ael », « lel », « ul », « ol », et « al ».

Le choix du pronom (ou néopronom) revient toujours à la personne concernée, laquelle devra également indiquer les accords qu’elle souhaite.

Lieux

Ne présumez pas que tout le monde sait où se trouve un bâtiment, un bureau, etc. Veillez également à ne pas être centré sur Whitehorse. Si vous écrivez au sujet d’un quartier ou d’un lotissement, ou si vous fournissez une adresse, inscrivez toujours le nom de la localité.

Non : le Centre de dépistage et d’évaluation COVID-19; le centre de santé local
Oui : le Centre de dépistage et d’évaluation COVID-19 à Whitehorse; le centre de santé local de Dawson

La personne avant tout

Lorsque vous écrivez au sujet de personnes qui consomment des substances, inspirez-vous de la page Des services de soutien, pour vous.

Identité sexuelle

Utilisez 2SLGBTQIA+, sauf si vous faites référence au Plan d’action pour l’inclusion des personnes LGBTQ2S+.

Dans les communications officielles avec le gouvernement du Canada, respectez ses choix stylistiques.

L’acronyme 2SLGBTQIA+ renvoie aux personnes bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, en questionnement, intersexuées ou asexuelles.

Voir Affirmation de genre.

Écrire au sujet des handicaps

Consultez la page Écrire sur les handicaps.

 

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